Utérus artificiel illégal, et activité commerciale de conception externalisée, l’éthique ne tique pas…

Je ne sais pas si vous avez bien regardé la vidéo du dernier article… Mais elle m’a donné l’envie de m’intéresser à un scandale E-NOR-ME sur l’expérimentation des utérus artificiels à l’usage des humains en toute illégalité.J’ajoute, à ce que j’ai exprimé à ce sujet, qu’il y a des questions à se poser devant le refus de la dite clinique de rendre les enfants aux parents, et se demander ce qu’ils font des corps… Mais que je suis donc mauvaise langue…

Voir l’article ici

Mais, en y réfléchissant depuis à la suite du commentaire de Néo, mais également en raison des remarques faites dans la vidéo à propos de « COMMERCE », j’en suis venue à l’utilisation que des personnes malintentionnées pouvaient être tentées de faire de ce qu’il faut bien appeler : « MATÉRIEL HUMAIN »… et étudier de plus près la question.

Car, le point commun entre l’utérus artificiel et externationalisation de grossesse, c’est le « mal d’enfant » que la société moderne individualiste et déshumanisée refuse d’admettre en tant que fatalité, mais revendique comme étant un « droit ». Par contre, si tant est que l’on puisse parler de « mal d’enfant » pour les occidentaux (riches si l’on veut bien oser de faire la comparaison avec les femmes indiennes qui louent leur ventre), nous serons bien obligés d’utiliser un jour les vrais mots, tels que : « enfants médicaments », « exploitation des pauvres », et « droits des femmes des pays pauvres »… Comme vous allez pouvoir en juger dans la description des conditions de vente !

Je crains, et c’est mon côté mauvaise langue qui parle encore, que toute cette histoire ne nous revienne en pleine figure dans les siècles futurs, ou l’on risque de parler des occidentaux comme étant ceux qui auront exploité la misère des femmes dans les pays pauvres. A mon humble avis, c’était bien assez avec l’esclavage et il n’était pas besoin d’en rajouter !! 

Parce qu’il faut voir un peu plus loin que les retombées financières de la vente à quelques milliers de familles en mal d’enfants, dont couples homos. Cela ne serait pas assez rentable pour compenser les années de recherche consacrées à créer ce produit de substitution au ventre maternel qu’est l’utérus artificiel… En arrière plan, pour expliquer les sommes engagées, il y a toujours cette vieille idéologie militaire de créer un soldat parfait… Et quoi de mieux que de créer des êtres humains venus au monde sans parents, sans famille, sans passé, sans avenir, sans humanité…. Je vous laisse méditer…

Marchandisation des enfants

On prépare le terrain à l’utérus artificiel !

Faites-moi un bébé aussi vite que possible…

Comment une entreprise californienne de maternité de substitution rationalise sa production en implantant, en Inde, les embryons de ses clients dans deux mères porteuses à la fois.

Le secteur florissant de la maternité de substitution internationale, où les Occidentaux se sont mis à recruter les femmes pauvres de pays en voie de développement pour qu’elles portent leurs enfants, a fait l’objet d’un gros buzz médiatique ces dernières années.

En général, la pratique est décrite comme un accord « gagnant-gagnant » entre les mères porteuses et ceux qui les embauchent ; les couples obtiennent le bébé qu’ils ont toujours voulu, tandis que les femmes des pays pauvres gagnent en une simple gestation l’équivalent de plusieurs années de leur salaire habituel. (En passant, quelques magouilleurs se remplissent les poches…)

Dans des histoires bouleversantes, on nous raconte comment des individus stériles, mais aussi des couples homos en mal d’enfants ayant du passer sous les Fourches Caudines de politiques d’adoption discriminantes (…), ont réussi à former des familles en pouvant se payer à l’étranger, le recours à des mères porteuses. Le Oprah Winfrey Show a même dépeint la pratique comme une formidable exemple de « solidarité féminine » par delà les frontières, célébrant ces « arrangements » comme « la preuve de la proximité réelle entre nos différents pays »… (Quelqu’un aurait un mouchoir ?)

Mais ne vous y trompez pas : il s’agit tout d’abord et avant tout d’un commerce. Et le produit vendu par ce commerce – l’externalisation d’une grossesse – s’accompagne aujourd’hui pour les clients (les futurs parents) de toute une gamme d’options personnalisables, d’assurances et de protections juridiques.

Voyez par exemple l’article du Wall Street Journal (WSJ) daté de décembre 2010 et titré « Assembling the global baby » (assemblage du bébé planétaire*), qui s’adressait à la célèbre PlanetHospital, une entreprise spécialisée dans le tourisme médical et basée à Los Angeles, devenue un des nombreux supermarchés de substitution à l’étranger et se mettant en quatre pour attirer des clients. « Nous prenons en charge tous les aspects du processus, comme un service de conciergerie », expliquait au STJ Rudy Rupak, fondateur de PlanetHospital. (*En général, le terme « assemblage est utilisé pour des montages mécaniques, hors nous parlons ici de vies humaines)

«Service de conciergerie»

L’article du WSJ ne précisait pas vraiment comment les droits des mères porteuses s’inséraient dans ce « service de conciergerie ». Mais par des interviews avec ses dirigeants, des informations encore disponibles sur le site de PlanetHospital avant sa refonte l’an dernier, et une plaquette « Maternité de substitution : des résultats avant tout » que distribue l’entreprise à ses clients putatifs, on peut commencer à s’en faire une idée plus complète.

La version de la plaquette que PlanetHospital m’a envoyée en juillet assure aux clients que chaque mère porteuse est « bien traitée ». Elles passent « toute la durée de leur grossesse dans la clinique, ou dans un centre contrôlé par la clinique », où leurs habitudes, traitements médicaux et régimes alimentaires sont scrupuleusement encadrés et surveillés. (Rien qu’en voyant « traitements médicaux » j’ai déjà les cheveux qui se dressent sur la tête…)

PlanetHospital promet à ses clients que, lorsque les mères porteuses sont d’anciennes fumeuses, « nous faisons en sorte qu’elles n’aient pas subitement envie de se remettre à fumer pendant leur grossesse » (et la drogue, et l’alcool, quelqu’un y a pensé ???). Comme de nombreuses autres cliniques et intermédiaires en maternité de substitution, PlanetHospital n’accepte uniquement des mères porteuses qui ont déjà eu des enfants au préalable.   

«Quatre tentatives offertes»

En outre, PlanetHospital offre à ses clients un moyen original d’accélérer leur projet familial : une option consistant à implanter leurs embryons dans deux mères porteuses à la fois. L’argument de vente de cette offre (qui s’appelait précédemment le « forfait Inde ») : l’implantation simultanée dans deux mères porteuses augmente les chances d’une imprégnation immédiate et diminue le délai d’attente pour un bébé. Comme on pouvait le lire sur le site de l’entreprise. (Et si deux enfants viennent au monde, qu’est-il fait du deuxième ? Patience la réponse arrive…)

L’une des innovations de PlanetHospital fut de penser à effectuer régulièrement des FIV sur deux mères porteuses en même temps et d’augmenter ainsi les chances de grossesse de plus de 60%. Aux États-Unis, embaucher deux mères porteuses et leur faire subir une FIV à chacune serait financièrement prohibitif, mais PlanetHospital a négocié ses tarifs avec une « prestigieuse clinique indienne », où les couples peuvent non seulement obtenir deux mères porteuses, mais aussi quatre tentatives. (C’est-y pas mieux comme ça ?)  

Évidemment, cette méthode peut aussi faire qu’un couple se retrouve avec plusieurs bébés croissant dans les ventres de plusieurs femmes. Il y a encore peu de temps, si les deux mères porteuses tombaient enceintes – ou si l’une d’elle attendait des jumeaux – les clients pouvaient choisir d’avorter la grossesse surnuméraire ou de procéder à une réduction embryonnaire, suivant le nombre de bébés qu’ils désiraient ou qu’ils pouvaient se payer. (SIC)

Comme on pouvait le lire sur le site de PlanetHospital,

« Pour répondre simplement à cette question, c’est à vous de voir et de décider ce que vous avez envie de faire. Vous pouvez décider d’avoir tous les enfants (ce qui vous reviendra un peu plus cher évidemment…), ou vous pouvez demander une réduction embryonnaire ». (Ben voyons !)

Par mail, Rudy Rupak m’a expliqué que son entreprise ne permet plus à ses clients ni les réductions embryonnaires ni les avortements, sur avis de ses avocats… Ces derniers craignant que cela ne s’ouvre sur de « vilains débats » car les autorités indiennes envisagent la possibilité de réguler la maternité de substitution dans leur pays. « Si un client veut deux mères porteuses, il devra accepter que les deux tombent enceintes », m’a-t-il écrit. (Et passer à la caisse…)   

Des Indiennes «gagnantes»

Selon la grille tarifaire que PlanetHospital m’a fournie, son forfait le plus économique pour une simple grossesse de substitution s’élève à 28.000€. Pour le recours simultané à deux mères porteuses, les clients doivent débourser tout d’abord 15.500$ (12.150€), puis 19.600$ (15.350€) pour chaque mère porteuse tombant enceinte et menant sa grossesse à terme.(Et si l’une des deux, ou les deux, attendent des jumeaux au final, les clients devront s’acquitter, au minimum, de 6000$/4.700€ supplémentaires par jumeau…

Sur ces sommes, PlanetHospital rémunère ses mères porteuses entre 7.500$ (5.900€), et 9.000$ (7.000€). En comparaison, le coût d’une simple grossesse de substitution aux États-Unis peut atteindre 100.000$ [PDF] (78.350€), si l’on prend en compte les frais médicaux, avec environ 20.000$[PDF] (15.600€) revenant à la mère porteuse.

Rupak a souligné combien les mères porteuses indiennes sortaient gagnantes de cet arrangement. « D’aucun pourraient hurler à l’exploitation », m’a-t-il écrit dans son mail, « mais garder à l’esprit que le revenu moyen par habitant d’une [indienne]s’élève à environ 600$ (470€) par an. Elle se fait ainsi près de 12 fois son salaire annuel en étant mère porteuse » !

Il convient, cependant, de voir au delà des comparaisons économiques pour comprendre comment de telles transactions peuvent altérer les choix des mères porteuses. Par exemple, si l’une des mères porteuses indiennes de PlanetHospital souhaite ne pas mener sa grossesse à terme, tant pis pour elle !

Comme Geoff Moss, le vice-président des affaires générales et du développement commercial de la société, me l’a récemment expliqué : « si elles n’ont pas envie de mener la grossesse à terme, elles ne peuvent pas le faire, c’est stipulé dans leur contrat ». Et, selon lui, même si elles en avaient la possibilité, elles n’en useraient pas : « elles ont des enfants », a-t-il dit, « elles comprennent donc combien il est important pour ces personnes de devenir parents ». (Il ne vient même pas à l’esprit de ce gros c…que c’est pour des raisons alimentaires justement « parce qu’elles ont des enfants…à nourrir » !)

Externalisation :

Il est peu probable que l’interdiction que PlanetHospital fait peser sur les avortements décidés par les mères porteuses soit exportable aux États-Unis. George Annas, Directeur du Département de Droit de la Santé, Bioéthique et Droits de l’Homme au sein de l’Ecole de Santé Publique de l’Université de Boston, m’a dit en mail que, selon lui, « il n’y a pas moyen qu’une femme adulte et intellectuellement apte puisse un jour renoncer à son droit constitutionnel de mettre (ou de ne pas mettre) fin à une grossesse (ou de pratiquer une réduction embryonnaire), sans que cela soit cassé par un tribunal américain »

Il semble donc que les intermédiaires occidentaux en maternité de substitution profitent de l’externalisation de leur activité, non seulement parce qu’il y trouvent un «travail» moins cher, mais aussi parce que certains de leurs arrangements risquent de subir un examen juridique moins strict qu’aux États-Unis.(CQFD)

Moss m’a confirmé que les différences juridiques entre les deux pays faisaient de l’Inde une destination séduisante pour une entreprise de maternité de substitution. « Aux Etats-Unis, dans de nombreux cas, les mères porteuses peuvent décider sur un coup de tête de garder l’enfant, a-t-il déclaré. En Inde, tout est contractuel ». (C’est surtout que le législateur indien est sans doute moins « regardant » sur les droits des femmes pour leur petit commerce d’exploitation de la misère humaine !)

L’absence de contrôle des mères porteuses sur le cours de leurs grossesses continue jusqu’au jour de l’accouchement, selon la brochure de PlanetHospital. « Toutes les mères porteuses mettront leur enfant au monde par césarienne ». Pour Moss, il y a une raison à cette politique : « Nous pouvons ainsi programmer l’accouchement et permettre aux futurs parents d’assister à la naissance. Dés lors, si le bébé doit naître le 10 décembre, les parents peuvent préparer leurs formalités de voyage, prendre un avion jusqu’en Inde, et être là au moment de la naissance de leur enfant » !

La plaquette mentionne une autre raison : « les césariennes sont -bien plus sûres pour l’enfant et la mère porteuse ». Rupak m’a expliqué que, même si les mères porteuses peuvent refuser la procédure et accoucher naturellement, PlanetHospital a reçu les conseils d’obstétriciens indépendants confirmant qu’un accouchement par césarienne était le choix le plus sûr. (Et fi des complications opératoires nom di diou !)    

Questions pour la future santé des mères porteuses

Des défenseurs des droits des femmes et des experts en santé féminine pourraient s’inscrire en faux, car pour beaucoup, les césariennes sont plus risquées à la fois pour la mère et pour l’enfant, en l’absence d’autres complications. De plus, cette procédure rend les naissances vaginales ultérieures plus périlleuses et pourrait mettre en danger les vies de mères porteuses pauvres n’ayant pas accès à des soins hospitaliers lors d’accouchement futurs.

La brochure de PlanetHospital se termine sur une mise en garde destinée à leurs futurs clients et leur conseillant de ne pas faire trop de cas de commentaires négatifs sur l’entreprise qu’ils pourraient croiser sur internet. « La maternité de substitution est un sujet très sensible », explique la plaquette, « On ne parle pas de l’achat d’une voiture, c’est une vie que vous nous demandez de vous aider à créer »…  (Et un commentaire négatif en plus !)

Mais, si nous pouvons probablement tous être d’accord sur le fait que la commande d’un enfant n’a rien à voir avec l’achat d’une voiture, PlanetHospital continue sur une comparaison tout aussi improbable entre son activité et celle d’un célèbre marchand de chaussures en ligne. « Comme Zappos », conclut cette note, « nous voulons aussi ‘vous livrer du bonheur’, et la part la plus importante de cette mission consiste à maintenir notre intégrité »…   (Ben c’est pas gagné !)      

Des règles pour le commerce

Les bébés ne sont pas comparables avec les chaussures ou avec les voitures, bien sûr, mais le parallèle est révélateur. Des utérus sont aujourd’hui loués dans ce qui s’apparente à un marché mondial. Et avec l’apparition récente, dans des pays comme le Panama, le Guatemala, la Géorgie et la Grèce de nouvelles opérations transnationales de maternité de substitution, le nombre de grossesses impliquant des acteurs multinationaux et des intérêts lucratifs a toutes les chances d’augmenter.

Si les sociétés commerciales continuent à gérer la fabrication d’enfants comme une entreprise d’import-export, alors il est peut-être temps pour les gouvernements de se mettre à les traiter comme telle, en adaptant leurs procédures de protection et de contrôle à toutes les parties en présence. En attendant, en l’absence d’une réglementation efficace, les droits des mères porteuses sont achetés, vendus, et font l’objet de renonciations légales. »

(N’est-ce pas qu’il y a des ressemblances avec l’esclavage ?)

Auteur Douglas Pet, sauf mes commentaires entre parenthèses !   

Traduit par Peggy Sastre source ici


Publicités

21 réflexions sur “Utérus artificiel illégal, et activité commerciale de conception externalisée, l’éthique ne tique pas…

  1. J’espère que vous voudrez bien me pardonner pour la longueur de cet article, mais je n’ai pas eu le courage de couper ce long exposé, trouvé sur le net, qui décrit les pratiques commerciales de ces entreprises qui font leurs choux gras de l’exploitation de la misère humaine.
    Bonne soirée à tous

  2. Il y a une loi qui vient de passer pour que les dimensions des cages a Poules soient augmentées….Ça ne m’étonne plus, ils sont prévoyants !
    Bises a pluche…

  3. Le suite de cet article d’une certaine façon, parce que ce documentaire sur le trafic d’organes montre à quel point la population indienne est réellement « solidaire avec les malades occidentaux par delà les frontières », célébrant ces “arrangements” comme “la preuve de la proximité réelle entre nos différents pays”… 👿
    C’est la triste réalité de l’exploitation humaine que vous allez voir ici, mais ce n’est pas larmoyant. Tous publics, sauf peut-être pour ceux qui sont concernés par ces pathologies, parce que ça risque de « remuer » un peu !
    A faire suivre largement !

  4. Pingback: Qu’est-ce qu’on veut faire de l’humain ? | •·.·´ AJT Du Bonnet `·.·•

    • Euhhh, oui, je sors un peu de mon tricot, et je suis en train de faire une mise à jour de mes mails en faisant une réorganisation complète de mon système.
      Bonjour Lo, je te souhaite une bonne année et j’espère que tu as passé de bonnes fêtes ?
      Je suis passée à une tour, un autre logiciel de messagerie, et je recommence à lire mes mails. Mais je ne sais pas encore à ce stade si cette phase va durer, et si le cycle retour sur soi va prendre fin. J’avoue que je prends goût à tricoter devant la télé ou faire des bijoux et des confitures… Il faudrait que j’aie 4 mains ou que les journée fassent 48 heures, mais je ne pense pas que l’un comme l’autre soient d’actualité !
      Bises et bonne fin de journée

Amis Raslebolistanautes, merci de votre visite

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s