MASSOUD DIX ANS AUSSI

Je me rattrape pour hier, manque de temps, manque de dispo, ça ira mieux lundi, j’espère.

Hier donc, c’était le dixième anniversaire de la mort du Commandant Massoud, deux jours avant l’attaque du WTC par les fous d’Allah, et l’effondrement des tours jumelles. Massoud avait prévenu, ils n’ont pas écouté !

Son assassinat a été le point de départ du plus gros attentat terroriste à ce jour, qualifié de « crimes contre l’humanité » :  le 11 septembre 2001!

CRITIQUE DE L’AUTOCENSURE…

Ou éloge du libre arbitre et de la liberté d’expression…

Je voudrais vous exposer ma théorie du juste milieu, il me semble de plus en plus que c’est la bonne solution en tout, et je trouve judicieux aujourd’hui d’en parler avec vous parce que j’ai reçu hier deux infos délicates, et je ne voudrais pas perdre ma réputation de râleuse dans le naufrage de mon libre arbitre !

Bien souvent j’évite d’aborder les sujets qui fâchent, non pas que je veuille les censurer dans mon espace, mais parce qu’ils sont toujours délicats à manipuler, et que j’ai rarement la manière délicate de m’exprimer… 😆

Pourtant je ne fais pas partie des autruches, et je ne suis pas non plus frileuse…

Mais souvent, sur le net, je suis témoin de propos qui dépassent l’entendement, allant jusqu’à provoquer des brouilles sur des malentendus pour des commentaires qui dérapent. Une de mes amies s’est d’ailleurs trouvée dans ce cas il y a quelques années, et cela s’est traduit chez elle par la fermeture de son blog, puis réouverture avec validation systématique des commentaires. Plusieurs autres ont fermé purement et simplement leurs sites au public…  

Dommages collatéraux de la blogosphère !

Gif du net

Cependant, pour laisser le blog ouvert à tous, ne
doit-on aborder que des bluettes ?

Ce que je veux dire ici, c’est que c’est dans l’échange que nous évoluons les uns et les autres. Les uns avec les autres. Tout n’est jamais noir, ni blanc. Je n’ai pas forcément raison, pas plus que chacun d’entre vous. Donc si je n’ai pas forcément raison, cela veut dire aussi que j’ai un peu tord, comme tout le monde, et ça c’est rassurant !

Je vous disais que j’avais reçu deux infos. La première concerne une prétendue saillie (c’est la saison) de Roland Ries, maire de Strasbourg, qui trouverait la fourniture par sa commune de nourriture halal dans les écoles « conforme au principe du respect de la diversité », tout en défendant l’idée, contradictoire, que délivrer du poisson le vendredi, dans ces mêmes écoles pourrait être perçu ( ?) comme « contraire à la Laïcité »… C’est fort !

J’ai cherché un peu dans Google, et je vous soumets cette lecture que je trouve particulièrement savoureuse… Jusqu’à la faim fin, et pas touche à mes doigts hein !

La deuxième info est déjà moins drôle, et c’est dans ces cas que j’ai malgré tout du mal à faire des efforts de civilité, comme je le disais hier soir à une amie.

Parce que cela existe, que mon moi profond se révolte, et que je me demande pourquoi personne n’ose en parler !

ACTUELLEMENT NÔTRE…

L’année a été rude de malheurs et de catastrophes, où chacun a eu l’occasion de constater que nous ne sommes pas à l’abri de subir la peine dans notre chair, de près ou de loin !

Et puis voilà que la population planétaire oublie en un instant ses deuils pour s’unir dans la joie devant son petit écran ou sur la place publique :

-Le mariage de Kate et William, dont vous avez le lien des diverses vidéos enregistrées par la famille royale pour l’occasion dans un précédent article !

-La béatification de Jean-Paul 2 qui a rassemblé beaucoup de fidèles sur le parvis de St Pierre de Rome….

-Et les réjouissances populaires aux US pour le décès de Ben Laden !

Vous allez me dire qu’il n’y a rien en commun ?

Si, pourtant, tous ces évènements ont rassemblé de nombreux participants, unis dans une ferveur populaire qui fait plaisir à voir !

Oh, ce n’est pas qu’il nous en faille peu pour faire la fête. La plupart de ceux qui ont suivi un de ces reportages, ne sont pas nécessairement ceux qui ont regardé les deux autres. D’aucuns d’ailleurs se sont pleins de la place faite à la béatification de Jean-Paul 2, contraire à la laïcité selon eux, oubliant que le Saint Père est aussi le chef d’un état : Le Vatican.

Cependant il y a un autre point commun. Tous ces évènements font partie de l’ACTUALITÉ, les actualités qui nous frappent indifféremment un jour ou un autre, celles que nous suivons tous, qui nous réunissent aussi !

Il faut bien quelques compensations à tous ces malheurs pour tenir le coup, alors on se réjouit comme on peu, même si ça peut surprendre ou choquer. C’est simplement humain !

LA LAÏCITÉ AU CŒUR DE LA POLÉMIQUE !

Une fois de plus on s’atermoie et on s’accorde pour dire qu’il ne faut pas sortir la tête du sable, elle y est au chaud, et renoncer à débattre sur la laïcité. Je reconnais qu’il y a un risque à prendre à lever les yeux et regarder ce qui se passe autour de nous. Cependant, savoir ou pas, qu’est-ce que ça change dans le fond ?

TOUT !

Les différents gouvernements successifs ont été incapables de prendre quelque mesure que ce soit pour garantir la sécurité de nos concitoyens, et c’est sans doute cela qu’il faut cacher sous le tapis.

Les lois se succèdent depuis des décennies, droite ou gauche, sans aucun résultat, hormis d’avoir ajouté un terme nouveau dans le langage courant, dont tous se servent pour un oui ou pour un non : « stigmatiser » !

Un mot bien utile en ces temps de heurts communautaires, dont le pendant est « astigmatisme » : défaut visuel, qui se trouve devenir une tare dés lors que l’on parle de politique et d’intégration. Tiens, « intégration », un autre mot dont nous n’avions jamais eu besoin de nous servir avant !

Tous les partis politiques font leurs choux gras, s’unissent pour montrer du doigt le FN et le juger responsable de tous les malheurs de la France en appelant à rejoindre leurs rangs. Mais tous se gardent bien, hors quelques trublions bien vite convoqués en procédure, de remuer la Mer…. comme on dit chez nous !

Ne pas avouer cette fichue incapacité pour laquelle ils sont pourtant payé rubis sur l’ongle !

Et tous détournent pudiquement les yeux des problèmes et de la réalité que nous vivons, nous les simples serfs, dans les rues des villes, de ce que nous constatons perpétuellement de visu : les trafics de ceux qui ne travaillent pas mais qui roulent pourtant en grosses cylindrées, les regards sournois, la haine, les agressions verbales ou physiques dans les transports en commun ou les halls d’immeubles, la violence routière, le racisme anti-blanc, les policiers, les médecins ou les pompiers, victimes de jets de pavés ou de machines à laver dans les cités « sans cible », qui renoncent ou se suicident

Pire, on nous claironne que la délinquance est en baisse à grand renfort de chiffres trafiqués, on en profite pour réduire les effectifs qui « coûtent cher », afin de faire du fric avec les radars automatiques… Là, oui, il y a du résultat !

Allez vous étonner ensuite que le peuple éprouve ce sentiment d’abandon, que la défiance s’instaure, qu’il y ait 50% d’abstention ou qu’on n’ait pas envie de voter UMP, PS et encore moins pour les autres branquignols…

Moralité, le FN est en progression, parce que les français en général et les électeurs en particulier sont amenés à penser qu’on se fout de leur gueule

A juste titre !

Cependant les mails se suivent et se ressemblent sur le net, les liens, les vidéos et même les blagues parce nous arrivons encore à rire de tout. Mais pour combien de temps ?

Dans un courriel je reçois cette vidéo, qui n’est pas une vidéo française une fois de plus… Parce que « chut » il ne faut pas dire… La première partie concerne un extrait rapide sur l’affaire d’une libraire parisienne, qui a osé porter plainte pour les sévices subits, et vous devriez pouvoir trouver une première vidéo, autorisée, quelque part dans un billet par là.

Mais le reste est la vision extérieure, transatlantique, dont la conclusion fait peur à tout le monde, moi la première. Et je ne vous cacherai pas que j’ai ressenti cette peur vers mes 8 ou 9 ans, sans que je sois capable de l’expliquer, alors que je vivais dans une région tranquille, et que rien ne laissais supposer que la soupe allait tourner au vinaigre…

Sixième sens…


Vaut-il mieux continuer à vivre presque normalement la tête dans le sable, et voter FN de temps en temps ou régulièrement comme beaucoup le font ?

Ou est-ce qu’il faut poser le diable sur la table et lui sortir ce qu’il a dans le ventre avant qu’il soit trop tard ?

Pour ma part, au risque de vous faire bondir, je suis pour le débat sur la laïcité, je pense que cette question a déjà une bonne dizaine d’années de retard, et je pense que C’EST LE RÔLE d’un président de la république légitimement élu de s’approprier le débat, et cela quelque soit son bord politique. Parce qu’un président élu EST le président de tous les français, il n’est plus seulement le chef d’un parti, qu’il s’en souvienne ou pas, qu’on approuve ses choix politiques ou pas, et il est le garant de notre sécurité à tous !

ENTRETIEN AVEC VICTOR HUGO

Entretien accordé à Victor Hugo sur Napoléon III

Vous semblez vous tenir très informé de l’actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?

Victor Hugo :

Depuis des mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue… Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît, dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là…
Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.

Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu’on est en droit de l’attendre d’un élu à la magistrature suprême ?

Victor Hugo :

Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier… On ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent…Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n’est plus question d’être un grand peuple, d’être un puissant peuple, d’être une nation libre, d’être un foyer lumineux ; la France n’y voit plus clair. Voilà un succès.

Que penser de cette fascination pour les hommes d’affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?

Victor Hugo :

Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que la honte…Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités… Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte… une foule de dévouements intrépides assiègent l’Elysée et se groupent autour de l’homme… C’est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d’industrie.

Et la liberté de la presse dans tout çà ?

Victor Hugo (pouffant de rire):

Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ?
N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?

*Toutes les réponses de Victor Hugo proviennent de son ouvrage « Napoléon le Petit », le pamphlet républicain contre Napoléon III.

Et tout rapprochement avec la
situation actuelle serait bien entendu purement fortuit…

22 POLICIERS POUR UN BOUQUIN !!!!

Voici pourquoi la laïcité est un principe non négociable :

Comment écrire un billet pour dénoncer des comportements insupportables dans un pays de liberté… Dans notre pays… Je tourne le problème dans la tête depuis 3 jours… Dire ou ne pas dire ? Et a-t-on encore le droit de dire ???

Mais se taire c’est encore avoir peur du regard des autres. Que vont penser mes amis, vont-ils mal me juger ? Ou vont-ils réagir dans l’excès (ce n’est pas souhaitable de répondre au mal par le mal) ?

Mais se taire c’est aussi cautionner que dans notre pays on puisse tout se permettre, y compris inciter à la haine envers les autres, envers nous, envers ce qui fait que nous sommes nous. Se taire c’est admettre que nous soyons susceptibles d’être des êtres inférieurs au motif de notre religion ou de notre façon de nous vêtir. Se taire, c’est avoir peur. Se taire c’est aussi donner prise… Je pense que l’éducation passe aussi par le miroir des actes, ainsi que la sanction pénale et financière des actes, en aucun cas par la démission !!!

Je pense que depuis des décennies, notre plus grand tord a été justement de nous taire et de ne pas donner de limites. Nous avons pu avoir un aperçu de l’ampleur des dégâts après la loi du silence imposé par les associations dont le rôle est justement d’empêcher le racisme… Je trouve que la sanction appliquée est une fois de plus une preuve de faiblesse, que cela montre l’incapacité de l’état à gérer les conflits profonds de société comme on a pu le constater lors de la coupe du monde. Envoyer 22 policiers pour un bouquin… C’est révélateur du mal !!!

En dernier, je pense que lorsqu’on est aussi repliés sur sa culture que le sont ceux qui se livrent à ce racisme, on devrait sans doute se demander s’il ne vaut pas mieux quitter la France… Il me semble assez illogique de vouloir vivre en France, encaisser les allocations diverses payées par l’argent des contribuables français, et d’être incapables d’aimer ce pays et de le respecter comme il est !

 


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